Honfleur en janvier : les quais presque vides, une lumière d'hiver qui rase les façades — et un couple qui se marie bientôt. La ville la plus photographiée de Normandie, rendue à ceux qui s'y promènent.
Cette séance engagement à Honfleur s'est faite un matin d'hiver, quelques mois avant le mariage. C'est le rendez-vous que je recommande à tous mes couples : une heure ou deux de balade photographiée, sans enjeu, pour arriver au grand jour en terrain connu — l'objectif ne sera plus un inconnu.
Et janvier est un secret bien gardé : Honfleur déborde de visiteurs l'été, mais en hiver le Vieux Bassin retrouve son calme. Restent les mâts, les ardoises, les pavés — et la lumière basse qui fait tout le travail.
Le Vieux Bassin, en marchant
On a commencé par les quais : marcher, se parler, se tenir la main — et moi qui cadre avec ce que la ville donne. Les barques amarrées, les hautes façades étroites du quai Sainte-Catherine, les auvents des restaurants qui mettent de la couleur même en plein hiver. Rien n'est posé : ce sont eux, chez eux, dans une ville qu'on leur a prêtée pour la matinée.
Les ruelles, et ce qu'elles offrent
Le vieux Honfleur est un labyrinthe de ruelles, de porches et de vitrines. J'aime photographier à travers : une grille, un reflet, une devanture — des images qui superposent la ville et le couple au lieu de les séparer. Cette vitrine noire aux lampions rouges, par exemple, était un cadeau : il suffisait de les placer devant.
La lumière d'hiver en dernier acte
On a fini quand le soleil est descendu pour de bon : les pavés se sont mis à briller, les façades à s'embraser — et la dernière image de la séance s'est faite là, au milieu d'une place déserte, dans un contre-jour doré qu'aucun mois d'été n'offre à cette heure-là.
Merci à ce couple pour sa confiance — on s'est retrouvés ensuite pour leur mariage au Domaine d'Aslan, en terrain conquis.